• Salut, je suis Atu, le petit dernier de Brioche. C’est ma maman, je l’aime mais il faut que la vérité éclate.

    Tout d’abord, il faut savoir que j’ai élu domicile dans son ventre pendant huit mois et vingt-six jours et puis un jour alors que je devais encore rester cinq jours, Madame décide de me foutre dehors comme ça sans crier gare.

    Je m’en rappelle bien, c’était fin août et plein de monde l’a aidé à m'expulser hors de mon domicile. Au moins quatre personnes dont le type qui vit avec nous. Imaginez-vous, j’ai tout fait pour rester, elle qui poussait, un autre qui me tirait.

    Je ne me pas suis laissé faire mais au final je me suis retrouvé dehors tout nu dans le froid avec des gens qui vous regardent, vous tripotent. J’ai gueulé un grand coup pour que le monsieur en bleu, surement le chef de la bande, me lâche.

    Bon, je vous passe quelques détails mais elle m’a foutu un truc tout mou dans la bouche, puis une dame est venu, elle m’a lavé et mis ce qu’ils appellent une couche et des fringues, « T’inquiète, je t’en foutrais un jour, des couches ! Brioche, ce que tu m'as fait, c'est degueulasse  ».

    J’ai même fais caca pour la première fois de ma vie…

    Depuis, je me suis dit que je ne la louperai pas celle-là… Cette Brioche.
    Sur le baille, il me restait encore cinq jours, mince ! Les autres gamins de la crèche se moquent de moi !

    L’idée de ma vengeance m’est apparue  la semaine dernière quand Brioche se targuait d’être Super Woman (voir le texte ICI). Alors ok c'est vrai mais vous ne savez pas ce qu'elle fait tous les matins.
    Sur sa page, vous avez déjà lu que ma grande soeur dit souvent : " maman pique "...

     

    Coucou, je suis là.
    Oui là... Ici
    Ce matin je me suis caché dans la salle de bain Pour prendre Brioche en photo.

    Brioche, cette menteuse....

     

     

     

    Et ben voila, Brioche se rase tout les matins.
    Je sais ça choque la première fois.

    La face cachée de Brioche...

    La face cachée de Brioche... 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Aïe caramba !!! Elle m’a chopé, ça fait une heure qu'elle me course dans toute la maison.
    À plus.

    Brioche, cette menteuse....

     

     

    Surtout si un jour, vous la voyez pour de vrai faîtes comme si de rien n'était...

     


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  • Salut les nanas,
     

    Il faut savoir que je vous adore, j’aime parcourir vos blogs, je lis vos textes, apprécie votre fraicheur, et me délecte de vos coups de cœur et de vos coups de gueule.

    Et en parlant de coup de gueule, il n’est pas rare de lire sur vos blogs, des petits tacles sur les mamans bloggeuses, de pauvres femmes sans vie traine-savates, cheveux en pagaille, se cachant derrière un écran pour vanter les mérites du masque au caca de leurs adorables chérubins , insomniaques et braillards.

    Alors oui, sur un point vous avez raison : nous avons des gosses. Mais le reste est faux.

    Chez les maman bloggeuses , il y a toute sorte de style.

    Le côté lifestyle avec Je suis cette fille

    Celle qui nous aide pour avancer en tant que maman au bord de la crise de nerfs avec Epuisement Maternel

    Les DIY, qui fabriquent de leurs mains des créations sur-mesure pour enfant avec Ribamb’elles

    Les décalés avec la troupe Des barjoblogueuses et Eniraa est maman

    Les testeuses qu’on adore parce qu’elles nous conseillent sur les couches et les biberons avec Maman Maud Testeuse

     

    Il y a aussi une particularité, c’est que nous sommes quasiment toutes plus âgées que vous d’au moins dix ans et pour certaines, je pourrais être leur maman.

    Apprenez à nous connaître un peu plus, dans un futur proche vous aussi vous serez maman et nos articles sur l’apprentissage de la propreté vont vous sauver la vie, nos expériences de femmes vont vous permettre de relativiser vos vies de mère ou d’épouse. Nos chamailleries vont vous faire vivre.

     

    Alors voilà, je me suis lancée dans petit un délire. Je me suis dit : "c’est quoi une bloggeuse mode avec dix ans de plus, working girl et des mômes ".

     

    Le matin avant la cohue du métro, je regarde une dernière fois mes mails 

    Tu vas me haïr ... Lettre ouverte aux Bloggeueses Mode

     

     

    Je termine mon café pour affronter la journée ( Hop hop hop, effet pieds rentre dedans !!! )

    Tu vas me haïr ... Lettre ouverte aux Bloggeueses Mode

     

    Petite robe grise foncée, talons et sacoche pour l'ordi (remarquez le deuxième effet de style avec les pieds tournés en dedans )

    Tu vas me haïr ... Lettre ouverte aux Bloggeueses Mode

     

     

    En pleine négociation avec les fournisseurs et attention ce ne sont pas des " marrant-marrant " 

    Tu vas me haïr ... Lettre ouverte aux Bloggeueses Mode

     

     

    Tu vas me haïr ... Lettre ouverte aux Bloggeueses Mode 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    De retour à la maison. Ouf, la journée était trop longue

    Tu vas me haïr ... Lettre ouverte aux Bloggeueses Mode

     

    Tu vas me haïr ... Lettre ouverte aux Bloggeueses Mode

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Moment de détente sur le canapé

    Tu vas me haïr ... Lettre ouverte aux Bloggeueses Mode

     

    Voilà, vous avez passé une journée avec une Maman Bloggueuse. J'ai fait avec les moyens du bord, mon Iphone et la nuit quand les enfants étaient au lit, sauf le dernier qui lui aime bien rester avec sa maman chérie et son papa d'amour.

    J'espère qu'à travers ce billet-photos où je me suis sacrement affichée et même bien foutue la honte (d'ailleurs ça me fait penser qu'il faut vraiment refaire le carrelage et la cuisine), que vous aurez une autre image des  "pipi-caca" comme certaines nous nomment si affectueusement.

    Bon, ben je vais me cacher dans un trou, à bientôt les filles.

     


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  • Je n’aime pas le prononcer pour me présenter, je n’aime pas sortir l’assemblage de ces cinq lettres de ma bouche.

    Je n’aime pas mon prénom et puis c’est tout. Trop de gens me disent : « Oh, mais il est très beau ton prénom, moi j’aime beaucoup ».

    Mais moi non...

    Ce n’est pas une question de beauté, c’est ce qu’il a représenté pendant des années pour moi, un boulet à trainer dès ma plus tendre enfance.

    Les gens se sont appropriés mon prénom, m’imposant sa prononciation, leurs moqueries, même sa signification…

    Alors voilà, je m’appelle Asmae. 

     

    Je n'aime pas mon prénom...

     

    Au Cours Préparatoire : le CP

    J’avais ce qu’on appelle une vielle peau (ou « morue » pour les intimes) comme maitresse. Premier jour d’école de ma vie, elle fait l’appel en lisant sa liste et puis bloque (ce « blocage » m’a suivi toute ma vie scolaire), et dit :

    -Azemaé, c’est comme ça que ça se dit ?

    -Non madame, On dit : Asma et le E ne se prononce pas.

    -Tu ne sais même pas prononcer ton prénom, j’ai connu un garçon qui avait le même prénom et il se dit comme ça. Moi, je t’appellerai Azemaé.

    Véridique, cette truie m’a vraiment dit ça et m’a appelé comme ça pendant un an.

     

    Ma vie scolaire, fac et après :

    Ponctuée par cette interminable explication : Asma mais le E ne se prononce pas. En plus, il fallait que je me justifie sur le E : «Ben, si le E se prononce, donc c’est bien Asmaé »

    -Non, pour Marie tu ne dis pas MariÉ.

    -C’est pas pareil.

    -C’est quoi la différente, elle c’est une sainte et moi, je suis la copine du diable ?

     

    Cours de SVT au collège avec les termes placenta et plasma : A chaque fois que le prof sortait un de ces termes, j’avais droit à des rires étouffés et des regards dans le coin.

    La blague aussi : Monsieur et Madame Tic ont une fille, comment s’appelle-t-elle ?

    Réponse : Asmae parce que asthmatique.

    Mort de rire … en plus vu que je ne rigolais pas, on me disait que c’était pourtant super marrant mais bon, cette blague, je l’ai entendu au moins deux fois par jour pendant dix ans. J’avoue que l’effet MDR avait vite disparu.

     

    Mon prénom balançait avec soit un H ou un Rh. Je crois que c’est ce que je détestais le plus. A chaque fois qu’une personne me faisait le coup, heu… comment dire… Simple, je m’imaginais lui mettre un uppercut dans la mouille, suivi de kick puis mise au sol pour finir avec cette fameuse prise de catch où tu lui sautes  dessus avec le coude en avant.

     

    Il y avait aussi ces gens persuadés que mon prénom veut dire « écoute ». Ils sont gentils mais non, cela ne  signifie pas : « écoute ». Pour la simple et bonne raison que ceux sont deux mots écrits différemment. Et ben là, j’avais droit à une sacrée démonstration digne de la scène de la couscoussière dans « les sous-doués passent le bac ». Avec eux j’avais le pompon du grand n’importe quoi : Vu qu’ils ont un pote Rachid qui tient un café qui le dit tout le temps… Donc, ces gens qui n’ont jamais parlé l’arabe de leur vie sont capables de t’expliquer à toi que tu ne sais rien mais que eux si parce qu’ils mangent tous les premiers vendredis du mois un couscous royal avec boulettes, merguez, poulet chez Rachid.

    Je vous jure que j’ai vraiment eu droit à : « Si ton prénom veut dire écoute, c’est pote Rachid qui l’a dit »

    Avec eux, j’avais pour habitude de conclure en disant que mon frère s’appelait chouf et mes sœurs Aji et Scout : «  Et tu sais ce que cela veux dire : Regarde, Viens et Tais-Toi. »

    Après, je les voyais bouder dans leur coin en parlant tout seul : « Ah ben moi c’est Rachid qui me l’a dit. Blabla rooohhh blabli… »

     

    Je n’en veux à personne, j’en veux juste à mon prénom.

     

    On ne me comprend pas quand je dis que je veux le changer, c’est limite tabou. Mais bon sang, mon prénom est comme un sale pif au milieu de la figure ou une nana qui n’a pas de seins ou qui se trouve trop ronde. Mon prénom casse l’harmonie de mon ensemble.

    On pourrait penser aussi que je rejette mes origines, ma provenance, que j’ai honte mais rien de tout cela. Je ne l’aime pas, point.  D’autres personnes portent le même prénom et le vivent très bien.

     

    Et j’en suis sure, je ne suis pas la seule à ne pas aimer mon prénom mais chut faut pas le dire…

    ...

    Je tiens à dire que depuis l'édition de ce texte et avec tous les messages de soutiens et de témoignages que j'ai reçu, maintenant, je le prononce avec plaisir et même beaucoup de fierté et effectivement, c'est un très beau prénom... Alors, merci. 

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  • Aujourd'hui, dans "mon reflet dans le miroir", je vous raconte la vie d'une parisienne.

     

    Ce matin, je me suis levée dans le speed avec une sale tête, les yeux bouffis et le teint blanc. Mon mec m’a plaqué pour partir avec une autre et me l’a dit comme ça au téléphone. J’ai pleuré toute la nuit, j’ai même hurlé dans mon coussin à plusieurs reprises. Cela faisait que quatre semaines que nous étions ensemble et encore une fois j’y ai cru. Mes amies me conseillent qu’il ne faut pas se donner le premier soir mais je suis comme ça moi, je croque dans la pomme. Pourtant avec lui, je n’ai rien fait. Enfin presque…

    Je sors de chez moi et au pied de mon immeuble, il y a ce vieux Samir. L’épicier du coin. Il a cette façon d’être toujours heureux et d’aimer les gens. Toutes sortes de gens. Il a toujours le compliment facile, la phrase qu’il faut au bon moment. À croire qu’il a ouvert une épicerie que pour rencontrer ses contemporains. Je passe devant sa boutique, vois mon reflet devant la vitre de son magasin et me recoiffe.

    Il sort et me tend une pomme. Comme ça, cadeau, sourire au lèvre et un son accent du Maghreb « bonne journée jolie gazelle ». Je lui prends la pomme avec un sourire forcé : « Pfff, gazelle et en plus jolie mais n’importe quoi le type, il a bien vu ma tête ce matin. Il y a des gens qui sont capables de bien t’énerver de bon matin avec leur bonne humeur et je vais la foutre où cette pomme, j’ai un petit sac. »

    Pile poil à temps pour prendre la rame de 8 h 12. Flute, je n’ai pas pensé à prendre le journal gratuit. Mince, mince et remince, quarante cinq minutes à esquiver tous les regards pendant le trajet. Mais qui a inventé ce délire de ne pas se regarder les uns, les autres dans le métro. Si ton portable ne capte pas ou que tu n’as pas de lecture à part regarder tes pieds, t’as rien d’autres à faire. Ce n’est pas la fin du monde de se regarder entre nous. Et cette pomme là, je peux à peine me tenir.

     

    Allez hop, j’espère que le jamais deux sans trois n’est qu’une expression parce que ce matin au taff, c’est pas la joie. Il y a encore l’autre buse qui n’est pas là et moi je vais me taper tout le taff, toute seule comme d’hab. Mais pourquoi l’autre naze m’a jeté pour cette meuf. Bête à manger du foin en plus. Elle a bien caché son jeu celle-là avec son regard bovin, je ne me suis pas méfiée, j’ai rien vu venir. Et cette golden, qui trône sur mon bureau comme si elle n’avait rien d’autre à faire.

    La journée se termine, je sors du boulot en vitesse pour ne pas rater mon RER, je regarde ma montre, ça va je suis dans les temps. Peut-être dans les temps mais le troisième couperet de l’adage vient de tomber : Fin des transports suite à l’agression d’un conducteur. Je prends l’escalator pour sortir du lieu avant l’agression d’un autre conducteur que j’aurai moi-même violenté dans un coin sombre de la gare.

    Je rêve ou quoi, un mec voulant me dépasser, me bouscule et je sens le péché d’Eve m’échapper de la main puis la vois dévaler l’escalier roulant. L’horreur absolue ! L’autre, je vais l’appeler Samir le serpent. Je maudis la terre entière dans ma tête et puis mince ce n’est jamais deux sans trois et pas quatre ! Bien sur, tout les gens voient « rolling apple » rouler sa bosse mais personne n’a la présence d’esprit de la ramasser. I cant get no satisfaction !

    Miracle et soulagement, les astres ont changé de cible. Une belle femme chope l’objet de la tentation de sa main droite et me la montre fièrement avec un grand sourire. Je l’attends, elle me la rend : « faut la manger cette pomme, jeune fille » et finit sa phrase par un clin d’œil.

    Sur le chemin du retour, sa phrase me trotte dans la tête : « Manger la pomme », à la limite du blasphème. Et puis ouais, tiens, je vais la bouffer même mais pas n’importe où dans un beau parc avec de belles fleurs et de l’herbe bien verte et même s’il fait déjà nuit, je m’en moque. Elle va voir comment je vais la savourer, elle va rien comprendre. 

    Je trouve un banc au milieu de mes exigences. Je m’installe, enlève mon manteau et mon écharpe. Je pose mes coudes sur mes genoux, je la mets face à mon visage, louche sur elle et croque dedans. Ce qui s’en suit dépasse toutes les lois de la gravité, Newton tu n’es qu’un sale menteur : «  Je suis en apesanteur ». Légère, je relativise tout. Ce pauvre type qui m’a laissé pour Maggie la vache : « Meuh… Meuh », elles vont être sympa leurs discussions. Et cette collègue qui est toujours malade quand je ne suis pas au top, j’espère qu’elle n’a rien de grave, le conducteur du RER aussi. Bon ce n’est pas tout, il me reste encore une demi-heure de marche et après faut que j’appelle mes copines pour leur raconter ma vie quand même.

    Je me suis réveillée en forme ce matin. Je descends de chez moi pour me rendre au taff. Je vois mon reflet dans la vitrine de l’épicerie, me recoiffe toujours et encore. L’épicier sort de son officine et me lance : « Vous avez bonne mine aujourd’hui », je lui répond : « Et vous savez pourquoi Monsieur Samir Le Sage ? Parce que hier, j’ai mangé une pomme ».

     

     

    Hier, j'ai mangé une pomme

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  • Par Jézabel


    Il y a deux jours, mon adorable Jézabel m'appelle pour me demander de lire un texte qu'elle a écrit.
    Juste après sa lecture, je lui ai demandé si je pouvais le publier sur mon blog.

    Le voici, je vous laisse l'apprécier  

     

    Je ne suis pas un canon de beauté

     

    Hélas, non ! Je ne suis pas un canon de beauté. Pas que cela me gênait avant. Après tout on me trouve tout de même du charme, voir même jolie et on m’a dit quelque fois que j’étais belle.

    Mais je ne suis pas un canon de beauté. Aujourd’hui je crois que c’est là mon crime !

    J’ai été jeune, mais je ne le suis plus. Non pas que je sois proche de la fin, j’ai 40 ans.
    Doit-on dire « déjà 40 ans ! » ou « seulement 40 ans ! ». 

    Lorsque j’entends mes ainés,  c’est « seulement ». Pour les plus jeunes c’est « déjà !!!»… et assez souvent on me dit « ah bon ?!? » parce que, semble-t-il, je ne fais pas mon âge. Pourtant, pour les hommes de mon âge, j’ai « déjà 40 ans ?!? ».

    Parce que si je fais jeune pour certain, mon corps, lui, porte les vestiges de mon âge. Les seins qui tombent et abimés par l’allaitement, le ventre marqué par les grossesses, et les fesses qui ne sont rebondis que si on passe plusieurs heures par jour à les modeler.


    Je ne pensais pas que cela été si grave. Nous sommes toutes des femmes et la majorité d’entre nous vivent la même chose que moi.

    Mais quand j’entends l’homme qui partage ma vie, j’ai souvent l’impression que je devrais me cacher, avoir honte de moi et éviter autant que possible le ridicule en ne m’autorisant pas certaines tenues qui ne vont pas avec « ce » corps. Dans l’interprétation de ses propos, je suis délabrée, pas très digne d’intérêt (sexuel j’entends).

    Non pas que les mots soient francs et direct. Ce sont des insinuations diffusent, continuelles à l’image des gouttes d’eau qui tombent une par une dans un rythme lent et peu marqué.

    Et puis il n’y a pas seulement ce que l’on dit, il y a surtout tout ce que l’on ne dit jamais !

    Je me suis questionnée. Pourquoi ne me trouve-t-il pas « belle », ou au moins « jolie ». Pourquoi ne suis-je que « assez bien ».

    Quand on aime quelqu’un, et il dit m’aimer, ne doit-on pas le trouver le plus beau du monde. Ne doit-on pas gommer les imperfections par le correcteur de l’amour qui nous fait apprécier un ensemble parfait plus tôt que juste quelques détails ?

    Si je n’ai pas de réponse à la question, j’ai tout de même quelques pistes.

    La première est la plus commune, celle sur laquelle on s’entend tous : les tabloïds !

    La femme parfaite fait 1m75 (loupé !) 95 de tour de poitrine (encore loupé !) elle pèse 49 kg (loupé loupé loupé !) et doit rentrer dans une taille 34 (game over !). Ça c’est pour les critères de sélection du mannequinat.

    Mais il faut aussi qu’elle ait une peau lisse et parfaite, de grands yeux, de grandes jambes, des cheveux brillants et soyeux et ainsi de suite…

    Alors si, sur les premiers critères, il n’y a pas grand-chose à faire à moins de s’abstenir de manger, de se faire une mammoplastie, et un allongement des jambes, on ne rentre pas toutes dans cette norme et c’est la faute à pas de chance. On n’a simplement pas les bases !

    Autant sur le deuxième critère, on fait face à une arnaque photoshopée, maquillée, pulpée, lissée, voir complètement remodelée !

    Et quand t’as l’homme qui bave dessus à grand cris de « wah mais elle est super bien gaulée », je me demande si je vis sur la même planète que lui. (Moins une et il sortait son wistitit pour se masturber !).

    Mais je ne vais pas m’attarder sur cette première piste qui nous est, à tous, commune.


    La deuxième piste est plus spécifique. Elle s’adresse aux femmes comme moi, qui ont connu un divorce et ont refait leur vie.

    J’ai parfois entendu des hommes parler de leur épouse comme si elles étaient la 8ème merveille du monde. Magnifique, parfaite, grandiose, parfois on est à la limite de l’idolâtrie quand on y est pas totalement.

    Pourtant, ces femmes ont mon âge, mes caractéristiques. Elles ont des enfants aussi et, pour certaines, la grossesse a été moins clémente que pour moi.

    Et Pourtant ces hommes les regardent avec émerveillement, amour, envie, sensualité.

    Ils les trouvent belles, belles, belles. Belles comme le jour, belles comme un coucher de soleil, belles comme un levé de lune et leur corps, à les entendre, et le seul qu’ils ont envie de toucher, de caresser, le seul dont ils veulent jouir jusqu’à la fin de leur vie.

     

    Ce corps marqué ? Ces seins qui tombent ? Ce ventre strié ?

    Oui, ces seins qui ont allaité leurs enfants !

    Oui, ce ventre qui a porté leurs enfants !

    Oui, ce corps qui a donné la vie à leur progéniture.

     

    Ce n’est plus un corps, c’est un sanctuaire !

     

    Et moi, si j’ai donné la vie, je n’ai pas donné d’enfant à l’homme qui partage la mienne aujourd’hui.
    Il ne voit pas en moi la déesse que d’autres voient quand ils posent les yeux sur la mère de leurs enfants, et avec qui il forme un couple alchimique.

     

    Il ne voit qu’une fille. Ordinaire et peut être banal.

     

    Mon corps ne peut plus être ce sanctuaire à mon âge.

     

    Alors, si j’avais été un canon de beauté, celle qui émoustille ses sens par un simple regard posé sur un corps parfait, peut-être bien que je verrais dans ses yeux bruler la flamme du désir.
    Si j’avais été un canon de beauté, peut-être qu’il m’aimerait dans ses mots, dans ses caresses, dans ses baisers.

    Si j’avais été un canon de beauté, peut être que je me sentirais mieux. On est bien quand on se sent belle et désirée.

     

    Si j’avais été un canon de beauté, peut être aussi que je ne l’aurais jamais regardé !

     

     

    Merci ma poupée pour ce texte.

    En attendant que la douce et jolie Jézabel publie sur son propre blog, vous pouvez la suivre sur son compte twitter en cliquant sur ICI.

     

     

     


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