• Si tu peux te battre pour ta vie sans en vouloir aux hommes

    T’imposer sans penser être leur esclave

    Si tu peux te sentir son égale sans frustration

    Ou, te défendre sans haine

     

    Si tu peux donner la vie sans penser qu’elle t’appartient

    Si tu peux être une origine capable d’accompagner son enfant

    Comme un être libre

    Lui apprendre à affronter son futur

    Sans jamais attendre de dévotion 

     

    Si tu peux être l’amie d’une autre femme

    Sans te comparer à elle

    Si tu peux la respecter comme tu te respectes

    Te savoir différente sans lui en vouloir

     

    Si tu peux aimer toute une nuit sans espérer

    Si tu peux donner sans reprendre

    Être un soutien tendre ou un conseil ferme

    Si tu peux accompagner dans la douleur

    Et vivre sans suspicion 

     

    Si tu peux vivre la vie que tu t’es construite

    Ou la reconstruire pour que d’autres en fassent partie

    Sans leur imposer tes propres envies
    Et ne pas oublier leurs existences

     

    Si tu peux pardonner sans rancune

    Si tu peux avancer sans tout casser

    Si tu peux t’aimer sans haïr

    Si tu peux, alors

    tu seras une Femme, ma fille.

      

    Je vous invite à partager ce texte 


    votre commentaire
  • La vie est belle et simple jusqu'aux cinq-six ans de ton enfant. Allez, quelques nuages, je te l'accorde. Leur apprendre la propreté, le passage du petit lit au grand lit. Les crises qu'il te fait pour avoir des bonbons et cela dans un hyper U où les gens te regardent soit amusés, soit agacés. Et puis aussi ces moments où il ne t'écoute pas et qu'il faut répéter plusieurs fois la même chose comme la Castafiore qui s'échauffe la voix avec des " Mi Mi Mi Mi.... Miiiiiiii...iiihhh !!! " 

    Bon allez, je place le décor... Les devoirs et ton gosse.

    - Il faut lui demander tous les jours ce qu'il a à faire et il faut bien lui dire de les faire parce que sinon, il ne les fait pas. 

    - Il faut aussi regarder ce qu'il y a d'écrit sur son cahier de textes que tu ne comprends plus ou pas parce que cela fait vingt ans que t'utilises des agendas. 

    - Tu peux être sûre qu'il va t'embrouiller sur une leçon à apprendre parce que tu comprends la maitresse ne lui a pas rendu ou qu'il ne sait plus où elle est. Et oui, envolée par magie. 

    - Le dimanche soir à 21 heures, non seulement il va te montrer ses mauvaises notes à signer pour le lendemain mais en plus il va te dire qu'il a oublié d'apprendre sa leçon de géographie.   le truc qui te rend dingue. Parce que quand t'es parent et ben le seul moment de répit que tu as de tout le week-end, c'est justement le dimanche soir à partir de 21 heures.

    - Il est capable de te dire droit dans les yeux que des ovnis sont venus pendant qu'il faisait son exo de maths et que c'est pour cela qu'il n'a pas pu le finir. Et ben oui, ils avaient super faim et il leur a préparé des casse-croutes au Nutella.

    - Il va aussi te dire qu'il a mal au ventre, à la tête, aux yeux... Toi tu vas t'inquiéter, prendre sa température, lui dire d'aller se reposer. Normal, sauf que dix minutes après tu vas le voir gambader dans la maison genre : " Relax...Max " en mangeant des bonbons.

    - Il y a aussi les devoirs pas écrits sur le cahier de textes subtilement oubliés que tu découvres lors de son 4/20 à signer et bien entendu, cela le dimanche soir à 21 heures.

    - Ce que j'adore aussi, c'est quand il te dit qu'il a appris sa leçon, que tu lui fais réciter et qu'au final tu lui souffles toutes les réponses.... Tu demandes mais qu'est-ce qu'il a fait tout ce temps, il avait pourtant bien la tête dans son cahier... 

    - Et à la fin de tout cela, tu sors de tes gonds. Tout y passe, la faim dans le monde, le chômage, son avenir dont il se fout éperdument puisque pour lui son avenir, c'est manger, jouer et dormir... Tu lui expliques l'importance des bonnes notes à l'école et là, le môme se met à chialer. Vous me trouvez dure n'est-ce pas ?

    J'arrête là, je ne veux pas vous dégoûter. Ah non, non,  j'allais oublier, il y a aussi ce moment précieux où tu te barres prétextant une envie pressante pour regarder en cachette l'écriture exacte d'un mot sur ton smartphone. 

     

    Je vous invite à partager ce texte sans modération 


    3 commentaires
  • Il faut savoir qu'avoir trois gosses c'est passer de l'autre côté. Déjà avec un seul c'est compliqué, avec deux l'enjeu est plus complexe mais avec trois, il y a carrément des moments où tu te dis : " mais pourquoi j'en ai fait trois..."

    Rassurez-vous, cette question, je me la pose plus avec le sourire qu'autre chose. Alors voilà je me suis dit : je vais énumérer tout ce que la vie avec trois enfants, engage.

    - Fini les principes. Avant le bonbon était en quelque sorte une récompense ou juste un plaisir maintenant c'est un outil de chantage. Et oui, tu t 'en serviras pour que tes enfants restent calmes voire même pour qu'ils obéissent.

    - Tu auras un nouvel habit de fonction : Gendarme. Mais attention non seulement tu passeras ton temps à les remettre " sur le droit chemin " mais en plus, tu feras des enquêtes pour savoir qui a fait la bêtise ou qui a tapé l'autre en premier.

    - Il t'arrivera de passer directement à la case hurlement sans même prendre le temps de parler... Ce n'est pas bien mais je vous jure qu'après une journée avec trois petits coquins, tu n'as plus de patience.

    - Tu répéteras vingt fois la même chose en deux minutes sans t'en rendre compte.

    - Tu n'auras plus le droit à la parole puisqu'ils te la couperont systématiquement pour différentes raisons comme par exemple le fait qu'ils ont fini de faire caca ( pardon, mais je dois le dire ) ou parce que leur doudou à bobo.

    - Par moments tu iras te cacher dans la cave pour manger un bout de pain ou simplement pour être seule, juste seule.

    - Le ménage c'est simple, tu passeras ton temps à le faire et cela ne changera rien du tout mais alors rien. 

    - Tes temps libres seront leurs temps avec toi et je peux vous dire que par moments c'est un peu dur. En gros plus de week-end, de vacances et encore moins de grasses matinées.

    - La vie de ton couple commencera le soir à 21 heures, si tu as de la chance sinon 22 heures.  Autant dire que tu n'en as plus ou peu.

    - Le matin avant tu te réveillais à 7 h 30 et ben là, le réveil sera à 6 h 10.

    - Ta vie sociale sera les trois minutes devant l'école le matin quand tu les laches et le soir juste avant de les récupérer avec des mamans aussi speed que toi et aucune discussion en profondeur que du condensé. 

    - Le sport... hein c'est quoi ça ? Ah oui je m'en rappelle, avant j'en faisais tout le temps, c'était super sympa. Mais t'as plus le temps.

     

    Et attends, la bonne blague... c'est que franchement un petit quatrième, je ne dis pas non. Et tu sais pourquoi parce que je kiff les enfants, je les aime plus que toutes les contraintes que j'ai citées. J'adore marcher avec eux dans la rue et discuter. J'adore regarder ma fille au réveil avec ses petits yeux encore plein de sommeil, prendre le tout petit dans les bras pour lui dire à quel point je l'aime, et voir mon grand tout simplement grandir et de me dire qu'il sera un jour un homme. 

     

     

    Je vous invite à partager cet article 


    2 commentaires
  •  

    Au mois d'août, une jeune étudiante en BTS diététique m'a demandé de diffuser sur la page de Sacrée Maman un questionnaire sur la Néophobie alimentaire. 

    Voici son compte rendu

     

    Connaissez-vous la néophobie alimentaire ?


    LA NÉOPHOBIE ALIMENTAIRE CHEZ LES ENFANTS

    La néophobie, qu’est ce que c’est ?

    La néophobie alimentaire, aussi nommée sélectivité alimentaire, se définit comme un refus de consommer certains aliments en particulier s’ils sont inconnus à l’enfant. Ce refus provient d’une peur de manger, de découvrir de nouveaux aliments et peut même aller jusqu’à la peur de l’intoxication alimentaire ou de l’étouffement.

    La néophobie alimentaire se développe entre 18 et 6 ans et est particulièrement marquée entre 3 et 4 ans. Cet âge est également marqué par la phase d’affirmation par le « non ». Si pour certains enfants le refus de manger ne consiste qu’en une affirmation contre ses parents, pour d’autres cela relève d’une véritable phobie.

    La néophobie est une étape normale du développement de l’enfant et concerne 75 % d’entre eux.

     

    Connaissez-vous la néophobie alimentaire ?

     

    Comment cela se manifeste t-il ?

    Certains comportements sont significatifs de la néophobie alimentaires, tels que:

    • Trier les aliments mélangés (ex: petits pois carottes)

    • Observer longuement les aliments

    • Grimacer lors du service du plat

    • Mâcher longuement

    • « Jouer » avec les aliments (les retourner avec la fourchette)

    • Refus de l’aliment sans même l’avoir goûté

    • Recracher

    • Pousser l’assiette

    • Refus d’ouvrir la bouche

    • Détourner la tête

    Tout ces comportements sont significatifs, cependant ce n’est pas parce qu’un enfant ce comporte une fois comme cela qu’il s’agit de néophobie. Tout parents a déjà été confronté à un enfant qui refuse de manger mais c’est la récurrence de ces comportements qui confirme que l’enfant est néophobe.

     

     

    Connaissez-vous la néophobie alimentaire ?


    Quels sont les solutions pour y remédier ?

    Différents moyen existent afin de mieux faire accepter l’ingestion d’un nouvel aliment à un enfant. Pour cela quelques conseils sont préconisés pour les parents faisant face à des enfants réticents :

    • Familiariser l’enfant à l’aliment : plus un aliment est étranger à l’enfant et moins celui-ci voudra le consommer. Pour cela il est recommandé de présenter l’aliment plusieurs fois à l’enfant. Il est important de toujours présenter l’aliment sous la même forme le temps que l’enfant l’accepte. En effet, changer la forme de l’aliment (purée de haricot vert ou haricot vert au naturel) peut perturber l’enfant et celui-ci peut même le prendre pour un nouvel aliment, ce qui rendra le processus de familiarisation nul. Généralement un aliment sera accepté au bout de sa cinquième présentation.

    • Donner l’exemple : il est recommandé aux parents de consommer le même aliment que l’enfant. Ainsi, celui-ci aura un sentiment de sécurité en constatant que ses parents restent en bonne santé et trouve l’aliment bon.

    • Faire participer l’enfant : bien souvent l’aide à la réalisation du plat par l’enfant aide à l’acceptation. Celui-ci a pu le manipuler, le transformer, voir les étapes de fabrication et cela constitue en une familiarisation. Si la famille possède un potager l’enfant peut également planter le légume, aller l’arroser régulièrement et le récolter. L’enfant a le sentiment de l’avoir réalisé lui même de sa conception à sa consommation. Pour les parents n’ayant pas de potager il est également possible d’emmener son enfant faire les courses et le laisser choisir le légume qu’il veut consommer.

    • Gratifier l’enfant : encourager l’enfant et reconnaître ses efforts est important, cela le rendra fier de ce qu’il a accomplit et le motivera d’avantage à remanger l’aliment.

     
    Mémoire de deuxième année de BTS diététique d'Amélie Ellaux

    Connaissez-vous la néophobie alimentaire ?


    Je vous invite à partager cet article 


    votre commentaire
  • Non seulement Narcisse n'est pas unique mais en plus il n'est pas mort noyé.  Ils sont toute une communauté tombés dans une eau claire. Ils ont coulé jusqu’à atteindre leur lieu de plaisir. Une espèce de monde à part où eux seuls se comprennent. Une confrérie qui se côtoie sans vraiment se connaître. Et moi, j’en fais partie.

    Entre nous, le plus important est de faire croire à un autre narcisse qu’il est plus beau que nous pour qu’à la fin, celui-ci ne s’intéresse qu’à nous. Et puis, une fois l’intérêt épuisé, on repart sur la place du marché pour voir si quelques narcisses sont à l’abandon ou tout simplement en période de chasse. Et le jeu de conquête recommence.

     

    Rassurez-vous, cela ne s’arrête pas là, comme toute société nous avons une hiérarchie, avec les intouchables, enfin ceux qui ne veulent pas nous toucher. Il y a aussi la cour qui elle ne cède aucune place à quelques nouveaux que ce soit où alors en contre partie d’une dévotion totale. Les solitaires qui se suffisent de leur image, les marginaux qui se savent exceptionnels et qui le disent à tout va et dont personne ne veut, même pas les nouveaux qui font leur classe. Certains s’imposent en groupe, ils se regardent et s’aiment entre eux avec pour adage l’union fait la force. Eux déchantent souvent. Il y aussi ceux qui décident de se faire la même coupe de cheveux avec quelques reflets différents, c’est  le principe de « faisons la même chose, au même moment, pour la même période », ceux-là avec le temps on réalise que leur originalité reprend vite le dessus. Ben oui, en somme un narcisse est par définition une personne unique et individualiste.

     

    Autre particularité, ils ont tous un miroir dans lequel ils se regardent inlassablement et " Oh mon dieu " si l’un d’eux décide de voler celui de son voisin. Là, le monde s’arrête de tourner. Tous regardent les deux narcisses en question et cela fuse de copinage même que certains font preuve de mauvaise foi. Alors chacun juge, donne son opinion et au bout d’un moment on continue notre chemin, on passe faire un tour au marché voir les nouveaux. D’ailleurs, attention à vous les  nouveaux qui souvent ont un miroir qui les rendent plus beaux que les autres, dû surement à la fraicheur. Au début tous viennent vers vous et se regardent dans votre miroir pour se voir encore plus beau puis comme tout narcisse qui se respecte, se lasse et part.

     

    Mais ce que j’aime le plus dans mon monde,  c’est la solidarité quand un narcisse brise son miroir, le temps d’un instant, les autres tournent le leur en sa direction pour lui montrer à quel point il est important.

     

     

    Le jour où Narcisse est tombé dans l’eau…

     

    Petite dédicace à la blogo....

     


    9 commentaires