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  • Au bout de ces longues attentes nocturnes, il devait être cinq heures du matin, pas de douleur mais je sentis mon ventre se contracter de façon répétitive.

    Hop, je me fis couler un bain, histoire de me détendre et d’être sûre que ce ne soit pas une fausse alerte.

    Vers six heures trente, je sors du bain, rentre dans la chambre pour prévenir mon chéri, « c’est l’heure, mon cœur », sa super réponse de mâle dormant qui ne veut pas que la femelle ne le dérange m’a donné envie de lui crier dessus : « tu te bouges ! Je suis en train d’accoucher ! Allez ! Hop hop hop ! »

    En fait, c’est ce que je lui ai dit mais sans crier.

    Il faut savoir que j’avais des contractions longues et douloureuses toutes les cinq minutes. L’hôpital n’était pas loin et vu l’urgence, je me suis dit bêtement qu’on allait aussi s’occuper de moi en urgence.

    Une fois à la maternité, une dame à l’accueil me demande de  décliner mon identité, à savoir que le cumul de mon nom et prénom, on s’en sort avec vingt  et une lettres et le tout à consonance coucous Garbit,  de donner mon numéro de sécu, mon adresse…En fait, elle me créait un dossier. Je lui explique entre deux contractions que j’avais déjà un dossier, je lui tends  «j’en ai pas besoin, il me faut ces données-là. »

    Que dire, ben rien, t’es juste en train de mettre bas sous les yeux de cette pintade mais elle, elle s’en fout royalement.
     

    Après ce calvaire administratif, elle me demande si je désire aller au service à pied ou en fauteuil. Vu que je marchais limite à quatre pattes,  Je réponds en toute logique : « en fauteuil, merci », « bien, mais il faudra attendre que votre mari revienne du parking, c’est lui qui le poussera »… Je vous assure que j’ai cru à une blague mais non.
     

    On traverse, les couloirs, on sonne à la porte du service maternité et après cinq bonnes minutes, une femme ouvre la porte et s’éclate de rire et me disant : « Ben qu’est-ce que vous faites dans un fauteuil roulant ?»

    Lol, la coquine de service… moi-même je me pose la question, d’ailleurs je me demande sincèrement ce que je fous là. Elle nous demande si nous venons bien de l’accueil et si l’enregistrement a bien été fait. J’acquiesce dans une douleur atroce puis elle regarde mon fils qui avait sept ans et elle nous informe que les enfants de cet âge n’ont pas le droit d’enter, il faut qu’il reste à l’extérieur du service. Pour être plus clair, l’extérieur c’était les couloirs d’un hôpital d’une ville de 200 mille habitants, vous voyez le délire. 

    Passons. Sur cela et malgré les contractions sur contractions, il a fallu quand même que je lui explique, que j’étais en train d’accoucher et là, pas sûr que je dise la vérité, elle me donne un test pour savoir si le liquide que je perdais n’était pas de l’urine.

    Ben ouais, une nana à terme qui a contractions sur contractions et qui se tord de douleur dans tous les sens doit sûrement se faire pipi dessus, pas possible que ce soit du liquide amniotique.
     

    Après le test, elle m’informe qu’effectivement je perdais du liquide et que j’étais sûrement en plein travail… Oh là… Self-control direct… À cet instant, je me suis dit qu’il fallait que je parte au plus d’ici. Mais pas possible, je sentais la petite venir.

    Elle appelle une infirmière qui constate, elle me prend en charge et m’emmène dans une autre chambre et tout cela à pied. En chemin, Elle s’arrête et me dit qu’elle a oublié un truc et me laisse seule au milieu de nulle part me précisant quand même de l’attendre là où j’étais. Je la regarde s’éloigner et là, une contraction encore plus forte me prend, j’ai été obligée de me trainer au sol dans une pièce voisine pour pouvoir avoir un minimum d’intimité pendant que je hurlais de douleur.

    J’ai eu aussi droit à la stagiaire qui ne comprenait pas que j’étais incapable de répondre à ses questions et qui passait son temps à lever les yeux en l’air et à souffler dès que je ne répondais dans la seconde. J’avais envie de la bouffer.

    J’ai aussi changé trois fois de lieux à pied, je n’ai pas eu de péridurale sous prétexte qu’il aura fallu que je la demande avant alors, j’ai passé mon temps à la demander et cela dès la première minute.

    Ce ballet d’incompétences et de bêtises a duré deux heures et sincèrement, je ne pensais qu’un jour je serai face à des personnes aussi peu compréhensives. J’ai mis six mois à m’enlever les images de la tête et pour les faire passer, je focalisais sur l’image de ma poupée dans les bras en train de téter. 

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  • Certaines personnes s'amusent à lancer des petits piques l'air de rien avec un soupçon de fausse sympathie.Mais nous petits agneaux tendres et tout gentil, nous ne savons pas comment leur dire de se taire.

    Alors voila, ce que j'ai envie de dire à ces gens. Je n'ose pas mais qu'est-ce que j'en rêve. 

     

    Les collègues du boulot :

    - Mon dieu, tu as une sale mine ce matin. Olala, faut dormir la nuit !

    Toi, tu as passé la nuit à essuyer le vomi de ta fille de 20 mois, à changer ses draps, lui faire prendre un bain parce qu'elle s'est roulée dedans.
    Effectivement, t'as pas dormi et tu n'as pas envie qu'on te le dise.
    Voici ce que j'ai envie de répondre...

    - Oui, je sais, j'ai fait l'amour toute la nuit avec mon chéri... je n'ai pas fait ça depuis l'âge de mes 13 ans.

    Autre exemple :

    - Roh ! mais t'as pas perdu tes kilos de grossesse. Ben dit donc, toi qui étais si fine avant.
    - Justement, je me suis inscrite hier à la salle de gym près du taff et je cherche quelqu'un qui en a besoin aussi, ça te dis de venir avec moi.

     

    Les fausses copines :

    - Te vexes pas trop mais je trouve que tu ne t'occupes pas assez bien de ton mari, tu sais tu pourrais te le faire piquer par une autre.
    - au fait, vous avez fêté quoi mardi soir avec ton chéri ?
    - Ben, rien pourquoi, il était à un repas d'affaire.
    - Ah, non, juste comme ça. J'ai du me tromper, je pensais l'avoir vu sortir de chez le fleuriste avec un gros bouquet de roses rouges. Prête pas attention, ce devait être quelqu'un d'autre.
    Fonctionne aussi avec la boutique de lingeries fines

     

    - Olala, elle est jolie comme un coeur ta fille dommage que tu ne la mettes pas en valeur avec ces vêtements, c'est vrai que toi côté mode c'est pas trop ça.
    - Au fait, hier soir à la réunion des parents d'élèves, on a soulevé un problème, certains garçons de CE1 montrent leur zizi pendant les récréations. C'est pas demain que t'as rendez-vous avec la maitresse de ton fils ?

     

    Et puis les autres:

    Le meilleur pote de ton mec avec ses sous-entendus super méga relous.

    Mon chéri, racontant son séjour professionnel sur Paris, à moi et l'autre lourd de pote 
    - Blablabli, blablabla.... j'ai eu des relations avec...
    Le pote relève et dit : "Ah ! Ouais ! t'as eu des relations avec qui la-bas".
    Moi, avec le sourire : "ben surement avec ta femme"
    Et toc ! dans les dents... hi hi hi.

     

    La belle-soeur qui se permet aussi de faire des sous-entendus limites : "si je pouvais lui faire bouffer ses lunettes, je le ferai."

    - On est sûr que l'enfant est de toi, mais moins sûr pour le père... hahaha Mdr.
    - Cela ne te dérange pas de me faire passer pour une P. ? Ben pourquoi tu ne rigoles plus ?
     
    Ma belle-soeur a fait cette "blague" plus d'une dizaine de fois devant pleins de gens tous mort de rire... Grrr, j'avais envie de l'étriper, en même temps c'était la première fois que je la voyais faire rire des gens.
    Et puis, je ne sais pas ce qui s'est passé, elle a arrêté du jour au lendemain.

     

    Bon, j'avoue que par moment quand certaines personnes prennent vraiment trop leur aise avec leurs réflexions, je peux être très virulente. Mais cela reste toujours sur le ton l'humour.

    Et vous, quelles sont vos réponses. 

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  • Alors c'est simple j'en ai assez de nous voir, nous, les nanas, les gonzesses, les femmes, toujours se plaindre devant les magazines, limite honteuse de ne pas être comme ces nymphettes de 14 ans ou ces femmes pétée de thunes ce qui équivaut à la fontaine de jouvence. 

    Moi, je vieillis, je n'ai pas d'argent, mon physique passe du fin, au maigre et si j'ai une contrariété je deviens squelettique. Attention je ne suis pas anorexique, c'est mon métabolisme qui est comme ça et pour couronner le tout, il suffit que je ne sois pas bien dans ma tête et je n'ai plus aucun appétit.

    Allez, je continue. Petite poitrine, enfin ce qui en reste après trois grossesses. j'ai la tête recouverte de cheveux blancs que je cache avec une coloration. 

    J'arrête là, je garde honteusement certains défauts pour moi...mais, je peux vous dire que la liste est longue.

    Je me suis rendu compte assez jeune que je ne serai jamais la plus belle, la plus parfaite, un objet de convoitise. Toutes mes copines avaient des petits copains, alors que moi rien, que dalle et la première fois qu'un garçon s'est intéressé à moi, c'est parce que ma meilleure amie de l'époque avait fait un deal avec lui. En gros et surtout par pitié, elle lui avait demandé de sortir avec moi pendant une semaine et en contrepartie, elle l'embrasserait tous les soirs pendant une minute. Waouh super, surtout quand le mec m'a dit au bout de trois jours la raison de son subit interêt. Il me l'a dit parce que la veille, elle avait refusé de lui faire son bisou.

    Bon, ben j'ai mangé ma claque, j'étais tellement blasée que je me suis plongée dans la lecture et je remercie grandement cette amie qui m'a ouvert très rapidement les yeux sur ce qu'allait peut-être ma vie.

    Alors, voila ce que j'ai fait :

    - Au lieu de me focaliser sur les bimbos et de les maudire, je me suis intéressée aux gens moches qui réussissaient dans la vie. Oui, oui à ces personnes qui ont su faire passer leur esprit avant leur physique. Il y en a pleins mais, celui qui m'a toujours fascinée fut Serge Gainsbourg. 

    - Je me suis donnée à fond dans le sport parce que cela me faisait du bien et comme on dit : " bien dans sa tête, bien dans son corps ". Cela peut être autre chose, comme une passion ou juste un truc qui te libère l'esprit pendant une ou deux heures.

    - Je me suis conditionnée à ne pas être envieuse et jalouse des filles jolies, ce qui m'a permis de les regarder sans me comparer à elle.

    - J'ai mis en avant ce que j'avais, en l'occurrence ma joie de vivre et mes blagues super débiles capables de faire rire aux éclats une personne sombre et taciturne.

    - J'ai appris à me regarder simplement dans un miroir sans avoir l'impression d'être un amas de défauts au point de ne plus les voir. 

    - Dans les magasins, je ne regarde que les vêtements susceptibles de m'aller et je jappe ceux qui ne correspondent pas à mon physique. Si je ne peux pas les mettre, je ne vais pas baver dessus pendant une heure et me dire que c'est parce que je suis mal fichue que je ne peux pas le mettre.

     

    Voilà, aujourd'hui j'ai 38 ans, je ne suis pas la plus belle et je ne le serai jamais mais sincèrement je m'en moque éperdument et je peux vous dire que cela simplifie vachement la vie. 

     

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    Il y a un mois, en faisant des recherches sur la frustration chez l'enfant, je suis tombée sur le travail d'Igor Reitzman : " La frustration est-elle structurante ? Besoins et maltraitances ". 

    À la fin du document, l'auteur propose un exercice assez simple, se poser une série de questions avec trois possibilités de réponses pour au final voir les résultats et en discuter ensemble. Ainsi, j'ai créé un sondage (voir le lien ci-dessous) et mis en place un forum que je partagerai au moment des réponses. 

    Le but de cela est de se connaitre en tant que parent, s'aider, partager, le tout avec écoute et respect sans oublier le lâcher prise et l'humour afin de se sentir à l'aise dans notre parentalité.                      

    Vous trouverez le sondage via ce lien : Vos exigences éducatives


    Source : 
    " La frustration est-elle structurante ? Besoins et maltraitances " d'Igor Reitzman

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    À la recherche de la tétine perdue

     

    Alors si j'ai bien un conseil à donner aux futurs parents, c'est d'éviter la tétine à tout prix. Je peux vous dire que troquer six mois de galère nocturne ne vaut en rien les quatre années de bagne-tétine...

    - Vous passerez votre temps à la chercher. Vous me direz : " mais il faut mettre une attache ". Le coup de l'attache ne dure qu' un an parce qu'après, ils l'enlèvent.

    - Dans la même logique que sa recherche permanente beaucoup d'enfants la cache. ça leur donne un sentiment de toute puissance.

    - C'est le truc le plus sale au monde que je connaisse. Il faut en acheter une tous les mois si l'on veut être le parent parfait. Mais entre nous, faut pas se mentir, c'est la même depuis six mois/un an et si un jour tu les as toutes perdues tu refiles à ton gosse l'une de ses premiers mois que tu as gardé au cas où même si tu sais qu'elle contient plus de bactéries que les barres d'un bus.

    - Les enfants s'habituent à une forme, voire même à une marque et certains carrément à la couleur. Alors là, c'est la tournée des pharmacies, des grandes surfaces ou des para-pharmacies pour trouver le fameux précieux. 

    - Ce truc pourri tellement la vie des parents que si on en trouve une dans la rue on la regarde tous avec un sentiment fort de compassion pour le parent. On le cherche même des yeux histoire de faire tadam je suis votre super héros. Et vous irez jusqu'à raconter lors d'un apéro entre potes votre histoire hallucinante sur une tétine perdue qui a retrouvé le bébé et tout le monde vous félicitera pour cet acte  magnifique. Mais stop : La logique veut que quand un truc qui se met dans la bouche tombe par terre, on le jette à la poubelle et là cette chose est si flippante qu'on la ramasse.

    - Il t'arrive de faire des cauchemars à cause de ce truc. Oui, tu te réveilles dans ton rêve et là, tu vois une dizaine de tétines au-dessus de ta tête. Elle rigolent et parlent entre elles et au moment où tu veux les attraper, elles se barrent en courant. Oui, oui, elles ont des pieds et même des dents. Non, mais là, je m'égare.

    - C'est aussi une cause de guerre dans le couple. Inconsciemment nous comptons l'un sur l'autre pour qu'il y en ai toujours une en réserve et si les deux n'y ont pas pensé, oulala ça dégénère .

    - Il y a aussi le fait de se lever plusieurs fois dans la nuit pour leur donner. Vous irez jusqu'à mettre deux tétines dans leur lit, parce que soit ils les perdent en bougeant soit carrément ils les jettent hors du lit. Vous en mettrez aussi à proximité sinon vous risquez de vous retrouver vers deux heures du matin à quatre pattes et dans le noir pour les chercher.

    - Là, je n'y suis pas encore mais il y a l'étape finale qui est l'abandon de la tétine et franchement ça me fait peur. 


    Vous l'aurez compris, je déconseille vivement aux futurs parents de donner la tetine à leurs enfants. J'ai fait cette erreur et je m'en mords les doigts.

     

    PS : Merci à Danièle et à Marie-Line qui m'ont permises de compléter l'article. 

     

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